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Je suis jeune et diplômée

Allez un peu d'humour.... de crise. Non ! Surtout n'écoutez pas sinon vous aurez la chanson dans la tête toute la journée...



Une chanson de Zoé Avril

la recherche d'emploi d'une jeune diplômée

Les vidéos de conseils pour trouver un emploi sont affligeantes à 99,99 % (et encore je suis sympa). Mais cette vidéo produite par workopolis tv, un site canadien dédié à la recherche d'emploi est plutôt bien foutue. Avec quelques conseils qui, ma foi, ne sont pas totalement stupides ni dénués de bon sens. Et avec le plaisir de voir, grâce à ce traitement anglo-saxon de l'information si caractéristique, un zeste de modernité (et de kitch : voyez la déco) apparaître dans le champ aride de la recherche d'emploi.



Le CV de Lucy

Je vous propose un nouveau CV vidéo : celui de Lucy Wragg sur une musique des Daft Punk ("Harder, Better, Faster, Stronger"). C'est assez réussi, sans prétention et plutôt bien balancé. She loves working !



Premier emploi : le mythe et la réalité

Mardi dernier, le Carrefour des étudiants organisait avec l'association Festiv'art, une soirée dédiée au "premier emploi". Au programme : 5 courts-métrages puis un débat sur le sujet.

Retour sur la soirée

Il est assez frappant de constater que les 5 courts-métrages sélectionnés proposaient une vision pessimiste, violente, du premier emploi. Individus abandonnés à leur solitude et à leur mal-être dans des univers urbains aseptisés. Travailleurs désespérés en milieu rural. Absence de perspectives d'avenir et désespoir formaient la trame des sujets diffusés. Au final, aucun individu ne parvenait à toucher de près à ce "premier emploi", les entretiens d'embauche stériles se succédant sans fin et ne faisant que renforcer les individus dans leur conviction qu'il n'y avait pas d'avenir pour eux. Le monde décrypté par le biais du cinéma est un monde binaire, une confrontation entre des jeunes qui espèrent accéder au monde du travail sans jamais y parvenir et cet eden supposé, le monde des actifs, pourtant proposé comme un univers dépersonnalisé et anxyogène. Cette lecture pessimiste de la transition formation / emploi est souvent reprise par les médias dans leurs analyses sur la relation supposée des jeunes à l'emploi : stress, mal-être, exploitation, solitude sont souvent évoqués. De fait, les sujets proposés mardi ont traité uniquement des conditions d'accès au premier. Le premier emploi lui même, n'a pas été traité : jugé inabordable et illusoire il ne pouvait donner lieu à interprétation.

Or aujourd'hui dans un monde où la production d'indicateurs statistiques conditionne toute tentative de réflexion, force est de constater que l'on sait tout de la transition formation-emploi. Enfin, il serait plus juste de dire que l'on possède une multiplicité d'indicateurs statistiques portant précisément sur cette transition. Mais l'analyse de ces données ne permet en aucun cas de nourrir un bilan aussi dramatique que celui offert par les courts-métrages proposés ou que celui, plus courant, diffusé par les médias. Bref, de la création artistique ou de l'analyse statistique, qui peut le mieux rendre compte de la réalité ? Qui alimente le mythe ? Qui décrit la réalité ?

Dernière étude sur les masters : 18 mois après la sortie, 10 % des jeunes sont encore en recherche d'emploi. Certes ce n'est pas négligeable mais cela va forcément à l'encontre du mythe qui voudrait que le chômage soit généralisé à la sortie de l'université. Non : ce n'est pas le chômage qui est généralisé après le diplôme mais c'est bel et bien l'emploi. On peut alors poser comme hypothèse que cette vision alarmiste viendrait de la nature du premier emploi occupé (junk job ?). Or plus des 2/3 des jeunes diplômés s'insèrent plutôt favorablement, occupant un emploi qui correspond à leur niveau d'études (en l'occurrence bac +5), 70 % ont un CDI, un salaire médian positionné à 1700 euros nets par mois et une note moyenne attribué à l'emploi occupé de 7,3/10. Plutôt flatteur !

L'étude précise en détail :

"Globalement les actifs sont satisfaits de leur emploi puisque la moyenne de satisfaction pour l’ensemble des critères est de 7,3/10. Les critères qui suscitent le plus d’insatisfaction sont relatifs à l’avenir (salaire, perspectives de carrière). Les éléments qui suscitent le plus de satisfaction portent plutôt sur ’environnement (intégration au sein de l’entreprise, relations avec l’encadrement). Dans l’ensemble, les diplômés déclarent s’épanouir dans leur travail (90 %) bien qu’un certain nombre d’entre eux soient souvent stressés et ont peur de ne pas réaliser les objectifs fixés (43 %). Ils voient cet emploi comme un tremplin leur permettant d’accéder à des postes plus importants (83 %). Ils ne sont pas inquiets de leur situation (77 %) car ils estiment qu’ils vont pouvoir progresser (89 %). Ils lient cette progression de carrière à une mobilité externe. En effet, 63 % d’entre eux ne s’imaginent pas dans la même entreprise/organisme dans les 10 ans. Les diplômés se montrent donc ambitieux ou souhaitent un réajustement puisque 36 % d’entre eux estiment qu’ils mériteraient des emplois plus qualifiés au vu de leur niveau d’études."'

Le plus amusant dans tout ça, c'est que la soirée "Premier emploi" a proposé deux visuels différents qui se contredisaient mutuellement avec les deux visions opposées d'une même scène (même pas fait exprès !). Laquelle est le miroir du mythe, laquelle est le miroir de la réalité ?

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Pourquoi penser la précarité ?

Si la vie est incertaine, on ne doit pas moins en combattre la précarité comme condition de vie imposée par la société aux plus faibles.

Arte nous propose un débat avec le philosophe et écrivain Guillaume Le Blanc, auteur, entre autres, de Vies ordinaires, vies précaires (Seuil, 2007).

Avis aux amateurs de philosophie : Cliquer sur l'image ci-dessous pour voir l'émission !

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Cette notion de précarité existe souvent chez les étudiants comme en témoigne ci-dessous cette étudiante parisienne "c'est la galère au niveau logement et ça devrait pas être aussi dur... ".



Equal Pay Day

L'Equal Pay Day (La "journée de l'égalité salariale" in french) s'est déroulée le 11 mars 2010 en Suisse, le 26 mars 2010 en Belgique et en Allemagne et le 15 avril en France (mais qui en a entendu parler ?). Bref, cette 5ème édition de l'EPD s'est tenue dans toute l'Europe et a suscité des compagnes de sensibilisation nationales. En cause, la différence salariale de 23,4 % constatée entre les hommes et les femmes en Belgique, de 19,3 % en Suisse,

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Pourquoi un tel écart ?

Selon les Suisses, la différence de salaire "est en partie explicable par des facteurs structurels liés aux postes de travail, aux entreprises et aux qualifications personnelles. Parmi les différences de structure, on peut citer notamment que les femmes sont sous-représentées dans les fonctions très qualifiées et aux postes de cadre et qu'elles travaillent plutôt dans des branches où les salaires sont bas. Elles sont en moyenne plus jeunes, moins expérimentées et moins bien formées que les hommes. La taille de l'entreprise joue également un rôle dans les différences salariales entre les femmes et les hommes: elles sont plus marquées dans les grandes entreprises, où les postes de cadres sont principalement occupés par des hommes."

télécharger la plaquette Equal Pay Day 2010

Du coup je suis allé consulter les stats des diplômés sortis de l'Université de Limoges : une étude de l'observatoire du Carrefour des étudiants mentionne un écart de 9 % entre les salaires des hommes diplômés de Master et celui des femmes.

télécharger l'étude complète

Pour autant, "les femmes actives se retrouvent plus souvent en situation de déclassement par rapport à leur emploi : 28 % d’entre elles ont un emploi de niveau inférieur à bac + 5 contre 18 % des hommes et elles occupent de façon plus fréquente des postes d’employés (35 % d’entre elles contre 20 % des hommes). De plus, elles ont moins souvent la sécurité de l’emploi puisque 34 % d’entre elles sont en CDD ou contractuelles de la Fonction Publique contre 18 % des hommes" nous dit Aurélie Doyen, la responsable de l'observatoire.

Tout cela excite la créativité des annonceurs qui parviennent à proposer des campagnes de sensibilisation qui sont plutôt bien faites selon moi. Je vous ai choisi une de celles que je préfère. Choquante ? Efficace.



Soirée Premier emploi

Le Carrefour des étudiants et l'association Festiv'art vous proposent une soirée projection de courts métrages sur le thème du PREMIER EMPLOI

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La soirée se déroulera le 27 avril à 20h30 au cinéma du Carrefour des étudiants à Limoges

L’occasion de découvrir des courts métrages (au nombre de 5) en lien avec l’insertion professionnelle des jeunes, et de faire connaissance avec les différentes structures intervenant auprès des étudiants dans le choix d’un emploi.

De la formation à la profession : logiques et enjeux de l’insertion sur le marché du travail ?

La projection sera suivie d'un débat passionnant sur le même thème avec des invités prestigieux (ben oui j'y serai)

Entrée libre et gratuite pour tous ceux qui viendront vêtus de leur tenue de travail quelle qu'elle soit.

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