Dans le cadre de la 6ème édition de l’enquête « Conditions de vie des étudiants » réalisée par l’OVE (Observatoire national de la Vie Etudiante) de mars à juin 2010, nous avons demandé l’extraction des données afin de comparer les conditions de vie des étudiants de l'Université de Limoges à celles des autres étudiants français.
Le taux de retour pour les étudiants de l’Université de Limoges étant de 27 %, ces résultats sont à prendre avec précaution (très peu significatifs). Malgré ce faible taux de réponse nous tenons à signaler quelques tendances.
Bien que l’on constate une sur-représentation des enfants de cadres et de professions libérales à l’Université de Limoges (à hauteur de 32 %), les personnes interrogées sont le plus souvent issues de classes moyennes voire populaires. La moyenne d’âge des répondants (21 ans) est plus jeune que celle du niveau national . La majorité sont des filles (62 %).
Lieu d’habitation
Ces étudiants résidents principalement dans une location (seul, en couple ou en collocation) ou au domicile parentale (respectivement 47 % et 35 %). Pour ceux ne résidant pas chez leurs parents, ils ont eu accès plus facilement à leur logement que les autres étudiants français.
Pour trouver leur habitat ils sont passés le plus souvent par agences immobilières.
Ils comptent en moyenne, entre leur lieu d’habitation et leur école, 20 minutes de trajet (12 minutes de moins que la moyenne nationale). D’ailleurs, la facilité d’accès et l’implantation géographique de l’établissement sont les premiers critères de satisfactions des étudiants.
Travail exercé par les étudiants lors de leurs études
72 % des étudiants de l'Université de Limoges ont une activité rémunérée lors de leur année universitaire. Les autres n'ont aucune activité rémunérée.
Parmi les actifs, les étudiants qui travaillent uniquement l'été sont plus nombreux à l’Université de Limoges (28 % contre 22 %). La fréquence de l'activité est plus soutenue au niveau national (52 % contre 44% pour les étudiants de l'Université de Limoges). 41 % des étudiants arrivent à trouver une activité en relation avec leurs études.
Ce travail leur permet d’assurer leur indépendance à l’égard de leurs parents et leur permet également de financer leurs études.
Que font les jeunes de leur temps libre ?
Les étudiants Limousins utilisent leur temps libre comme les autres : les 2/3 des jeunes vont au cinéma, 1/3 des jeunes utilise quotidiennement Internet et la majorité de leurs lectures est en lien avec leurs études.
L’état de santé de nos jeunes
Comme constaté au niveau national, ils sont une grande majorité à ne jamais fumer et presque la moitié ne boit pas d’alcool plus d’une fois par semaine. Ils jugent leur état de santé très satisfaisant avec toutefois un sentiment de nervosité et de tension.
Jugements sur l’établissement
Ils jugent satisfaisant les centres d’information tels que les bibliothèques et les centres de documentation. Mais contrairement aux résultats de l’enquête nationale, ils sont moins satisfaits des services de santé, des équipements sportifs et des activités et équipements culturels (respectivement 16 points de moins pour les services de santé, 19 points de moins pour les équipements sportifs et 13 points de moins pour les activités culturels).
Leur logement est leur principale source de satisfaction au niveau de leur qualité de vie, vient ensuite leur vie sociale et leurs rapports avec les autres.
Perspectives d’avenir
Près des 3/4 des étudiants sont positifs quant à leur perspectives de recrutement grâce à leur formation
(+ 4 points par rapport à la moyenne nationale). Ils privilégient un poste dans le secteur public. 56 % pensent pouvoir poursuivre leurs études jusqu’à leur terme dans leur région.
C’est concernant le premier emploi qu’on constate une différence avec les autres jeunes français puisque la plupart des répondants de l’Université de Limoges pensent devoir quitter leur région pour trouver leur premier emploi (46 % d’entre eux contre 32 % au niveau national).
En conclusion les étudiants de l'Université disent bénéficier d'un cadre de vie agréable du fait de l’accessibilité de leur établissement, du temps de trajet moindre et d'un accès également facilité à un logement.
Toutefois, la question de l’attraction professionnelle du territoire et des solutions à mettre en œuvre pour éviter « la fuite des cerveaux » vers d’autres régions, se pose.